Croisée des chemins.

L’insensé court vers la lumière

Et s’y brûle comme un papillon.

Le sage, l’élu, demeure immobile dans l’obscurité.

Il ne marche pas, il n’avance pas.

Il ne s’élance pas.

Et quand même la lumière le trouve.

Son oreille n’entend plus.

Ses yeux ne voient plus.

Mais le rayon se déverse à travers eux.

Son cœur n’attend plus.

Il n’y a plus rien à attendre.

Sa main ne demande plus.

Il n’y a plus de foi. Plus d’espace.

Mais il agit.

Son corps est devenu le Verbe :

LUI, il donne.






Extrait de Dialogues avec l’Ange

Gitta Mallasz